10 octobre 2016 Florent GAROT

N2. Journée 3 – CWH / PSG : 29 – 24

Paris dans une bouteille de grains nobles

Tout devait séparer le CWH du PSG, même si, d’une certaine façon, notre joli petit club a offert par sa générosité reconnue, une pepite très confirmée et une autre en devenir au club phare du handball français. D’ailleurs cette lueur d’espoir d’un retour de générosité osa me titiller l’esprit lorsque sur le coup de 20h30 les débats allaient s’animer. Puis, j’ai bien vite compris que ces grands gaillards osant la comparaison avec leur tour Eiffel, allaient  nous indiquer le nombre de  marches à gravir pour titiller les étoiles ! Mais de tour le CWH aussi avait la sienne. Le sien plutôt, dans son sac. Et une seule marche, celle à suivre. Celle de Le Gall, le druide aux portes de Lutèce. Et nos Cernéens y on cru  et la victoire, nous l’avons eu ! En complément, telle une cerise sur le gâteau, la manière et, surtout, une abnégation de tous les instants sans doute responsable de la sortie de route des grands gabarits Parisiens. Bien sûr, que pouvaient-ils donc craindre d’autre de cette équipe d’une cité de 11000 âmes ? Et pourtant le CWH à su se mettre à la hauteur de son adversaire, dans le jeu aussi, se « reposant » sur une défense fatiguante pour l’adversaire même lorsque celui-ci est Parisien. Et dans la conclusion les Alsaciens et le Breton finirent par prendre Paris en sandwich.

Alors oui aujourd’hui nous sommes contents. Contents de voir des Cernéens de souche exploser de la sorte, de voir un Gabor quadra nous faire une Omeyer, de voir un Ziné gagner des défis physiques improbables, de voir un bloc aussi soudé, d’entendre des supporters et non plus du public, de voir des gradins pleins, d’entendre des compliments nourris à l’encontre des acteurs d’un soir, de revoir bientôt on l’espère les absents du groupe, de sentir l’odeur des croque Monsieur, de goûter au crémant de la victoire, de revoir des acolades oubliées . Car le Hand à Cernay c’est ça, aussi. C’était juste en sommeil. Voilà tout.

Et le staff, veille, veille afin que la vérité d’un soir soit celle de tous les prochains. Un soir du 8 octobre 2016. Un soir ou l’on a joué le PSG. Et gagné.

Merci à notre talentuseuse photographe Sabrina et à Lucas Jordhery à qui nous avons « emprunté » l’une ou l’autre de ses belles réalisations. Les photographes rendent la postérité présent.