Face à un concurrent direct au maintien Saint-Brice-Courcelles, le Ceray Wattwiller a complètement déjoué en seconde période et s’est incliné 37-30, samedi soir à domicile. Rien nest joué, mais le CWH s’est vraiment compliqué la tâche.
Pour cette rencontre cruciale pour les deux équipes, ce sont les visiteurs qui auront réalisé la bonne affaire en s’imposant 37-30 samedi soir salle Thierry Omeyer. Ils reviennent avec le goal average particulier sur le CWH, désormais relégable.
Le succès de Saint-Brice-Courcelles ne souffre d’aucune discussion, et ce pour plusieurs raisons. Avec son maitre à jouer Boé, qui n’a jamais été contrarié dans ses manœuvres, Saint-Brice avait toutes les cartes en main pour l’emporter. Ce dernier a servi à merveille ses coéquipiers – rotations avec des joueurs comme Battmann, Bouhzam, Deval voire Mairot pas ou peu utilisés alors que les Bouchaouir, Gay, Goudou ont été en grosse difficulté – et a scoré à intervalles réguliers avec un 10/13 final. Ensuite le portier Diawara, transparent durant les 30 premières minutes, a sorti le grand jeu dans le second acte avec 15 parades. À eux deux, ils ont été les bourreaux d’un CWH méconnaissable et dont le jeu a encore trop stéréotypé. Cela a permis à la défense adverse de s’habituer facilement.
Les statistiques locales en seconde période sont cruelles : 14 buts sur 31 tirs, 2 arrêts des gardiens de la 35° à la 60° minute et une kyrielle d’occasions ratées souvent par excès d’individualisme. Cernay a joué à 7° (14-7°) mais Saint-Brice égalise juste avant la pause (16-16).
L’entame de seconde période est du même acabit (20-20 36°) avant que les locaux ne baissent pavillon au fil des minutes (20-22 39°, 21-25 44°). Une réaction d’orgueil donne un infime espoir aux Cernéens (25-28 51°). Mais sans jeu collectif, sans rotation et sans solution tactique, les Haut-Rhinois sombrent (25-31 53°) et s’inclinent 30-37.
Avec un bilan calamiteux à domicile (2 victoires, 2 nuls et 4 défaites), le CWH se tire une balle dans le pied et a grillé son dernier joker. Mais tout n’est pas perdu, il reste sept journée.