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La dernière envolée de Battmann

Après 25 années dédiées au handball, Rémi Battmann va fouler une toute dernière fois les parquets, ce samedi (20h30) à Roissy, sous le maillot du Cernay-Wattwiller Handball. Avec la ferme intention de remporter un dernier succès pour rester invaincu.

Rémi Battmann, c’est un peu le grand frère au Cernay-Wattwiller Handball. Celui qui sait prendre la parole quand il le faut, comme lors du récent succès face à Nogent avec une accession en Nationale 1 à la clé.

« À la mi-temps, nous étions mal embarqués, nous manquions de roublardise*, » raconte-t-il. « J’ai poussé une gueulante, cela ne m’était plus arrivé depuis longtemps. Certains coéquipiers étaient d’ailleurs surpris, mais finalement, cela a eu un effet bénéfique. »

Lui qui n’a démarré le handball qu’à l’âge de 10 ans, à Masevaux avec les cousins et les cousines, aura connu pas mal de clubs (Masevaux, ASCA Wittelsheim, MHSA II, Belfort, Soultz, Lynx et CWH). Quand il regarde dans le rétroviseur, il y a beaucoup de satisfactions, quelques regrets, aussi.

« C’est certain, cette saison, c’est mon plus beau souvenir avec la montée en N1 au bout. L’année passée, j’avais prévu d’arrêter, mais avec ma rupture du tendon d’Achille, je ne pouvais pas finir comme ça. J’ai donc continué et j’ai bien fait. Au niveau des déceptions, la descente de N3 avec le MHSA II a été délicate. Nous avons perdu pas mal de matches d’un but. On les gagnait, on montait ! Après le Covid, on nous a joué un vilain tour avec Masevaux. On pouvait monter en N3, mais la compétition s’est arrêtée. »

Bientôt du foot et du triathlon

Quant aux différents joueurs et entraîneurs qu’il a côtoyés, il n’hésite pas à citer quelques noms.

« Comme entraîneur, j’ai apprécié Guy Manigold, Vescovo et Datcha (Ndlr : Milorad Davidovic). Beaucoup de joueurs m’ont marqué aussi : Boris Levèque, David Schneider, Valent, Skatar… Comme référence, j’avais Guillaume Gille — le joueur, moins le sélectionneur. Mais le hand m’a surtout permis de rencontrer des amis comme, entre autres, Nicolas Bischoff et Chafik Bahri. »

Rémi le perfectionniste, « maniaque » diront même ses coéquipiers, tant tout est méticuleusement disposé dans son sac de sport, veut que sa dernière soit couronnée de succès ce samedi (20h30) à Roissy.

« On voudra l’emporter et rester invaincus, avec une petite chance de jouer les finales N2 dans les DOM-TOM. Mais Saint-Raphaël, dans la poule 6, ambitionne la même chose. »

Si sa carrière de handballeur va se refermer ce samedi soir, il ne va pas arrêter le sport pour autant.

« La saison prochaine, je vais faire du foot et du triathlon. On verra plus tard pour un retour dans le hand, mais de l’autre côté, sur un banc de touche. »

D’ici là, Rémi Battmann pourra pleinement profiter de sa petite famille, son épouse et ses deux enfants, Aaron et Adèle, qui, eux, peuvent être très fiers du parcours de leur papa.